Je pensais que les années assècheraient mes larmes. Je pensais ne plus en avoir à verser après 1 an et demi d'absence. Et bien vois-tu, on croit souvent savoir tout, et on se sent tout con de voir qu'en fait non. J'ai toujours pensé que j'm'en sortirai comme avant. Je pense bien des choses. Mais c'est mon coeur qui encaisse depuis tout ce temps. Il ne dit rien, il survit, puisqu'il n'y a rien d'autre à faire, puisque c'est ce que tu voudrais. Je suis partagée entre colère et faiblesse. C'est pas simple tout les jours tu sais, de voir le bon côté des choses, je ne sais même pas si il y en a un de bon côté. Y a qu'à se dire que c'est la fatalité, et s'y résoudre. Le problème c'est que mes yeux, je veux toujours pas les ouvrir. Ils sont toujours ouvert sur ce Grégory au milieu de ses rires, propagé au plein coeur de ses rêves, occupé à se soucier des autres, à trouver de nouvelles blagues, à composer de nouvelles chansons pour séduire encore et toujours son public. Pour moi, ce Grégory est toujours là.
Mélanie